Renault et PSA se relancent grâce au « made in France »

Après des années difficiles, les constructeurs automobiles français ont progressivement su redresser la barre. En effet, depuis 2015, les ventes de véhicules des groupes Renault et PSA se portent mieux. Et les raisons de cette reprise s’expliquent par une hausse de la production « made in France ». Une stratégie commerciale qui séduit plus que jamais les automobilistes de l’hexagone.

Les Français attachés à leur industrie

Ce n’est un secret pour personne, les Français sont de grands amoureux de leurs voitures. Et ce n’est rien en comparaison de l’attachement qu’ils portent à l’industrie française. Synonyme de qualité, le « made in France » est devenu un véritable argument marketing pour de nombreuses marques. On le constate notamment avec Renault et sa « French Touch », ou encore avec le fabricant de pneumatiques Clermontois Michelin. La marque au Bibendum a su conserver, au fil des ans, la confiance des conducteurs français quand vient le moment de remplacer les pneumatiques de leurs véhicules. Le « made in France » fait vendre et le secteur automobile l’a désormais bien compris.

La production d’utilitaires moins coûteuse

Toutefois, la relance de la production automobile française n’a pu se faire qu’au prix de changements importants. PSA et Renault ont ainsi dû repenser l’organisation de leurs chaînes de montage. Par exemple, l’usine Renault de Sandouville – anciennement dédiée à l’assemblage des modèles milieu / haut de gamme de la marque – est à présent spécialisée dans les utilitaires. Une production moins coûteuse, qui permet au constructeur de sortir davantage de véhicules « made in France » de son site normand. Soit quatre fois plus qu’en 2013, où les ventes du groupe étaient alors en perte de vitesse.

Une plus grande variété de modèles aux couleurs bleu, blanc, rouge

Mais ce n’est pas le seul axe sur lequel les constructeurs français ont travaillé. Afin de faire face à une concurrence mondiale toujours plus féroce, Renault et PSA ont également procédé à un élargissement de leurs gammes respectives. Une diversification des modèles qui s’est accompagnée d’un niveau de qualité plus élevé. Et la recette fonctionne, puisque les voitures « made in France » représentent en 2017 49 % du parc automobile en circulation dans l’hexagone. Le reste des immatriculations du marché automobile français se concentre essentiellement sur les marques allemandes (28 %), japonaises (6 %), américaines (5 %) et italiennes (4 %).

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